Acheter une montre d’occasion : ce qu’il faut savoir



Loupe sur réveil

Acheter une montre d’occasion, pourquoi pas ? Qu’on soit un collectionneur aguerri ou un simple amateur, c’est souvent un excellent moyen, non seulement d’acquérir de magnifiques garde-temps à moindres frais, mais aussi, dans le cas des montres les plus rares, de dénicher des modèles vintage ou diffusés à très peu d’exemplaires sur le marché. Cependant, il en va des montres d’occasion comme des voitures, et il convient de respecter certaines règles quand on achète sa montre déjà utilisée, surtout quand on s’adresse à un particulier.

 

Contrôle d’identité obligatoire 

La règle numéro un, quand on s’apprête à acquérir une montre d’occasion, est de ne jamais conclure d’accord de vente en l’absence du boîtier et des papiers d’origine de la montre en question. Eh oui, vous avez beau être un connaisseur en la matière, et avoir toute confiance en votre vendeur, il reste toujours préférable de ne pas faire l’impasse sur les papiers d’identité d’une montre, preuve de l’authenticité de cette dernière, mais aussi du sérieux de ou de ses précédents propriétaires. En cas de doute, vous pouvez également faire expertiser votre nouveau garde-temps par la maison-mère. La procédure vous coûtera certainement quelques bonnes dizaines d’euros, mais mieux vaut dépenser un peu plus que prévu plutôt que de se retrouver, au bout du compte, avec une montre qui n’est pas celle qu’on croyait ! Après le contrôle d’identité, passez au carnet de santé de la montre, en demandant le détail documenté de toutes les interventions éventuellement subies par cette dernière, des réparations (du boîtier, du bracelet ou du mécanisme) à l’entretien (polissage du boîtier, révision du mécanisme…).

 

Horloger

Examen à la loupe

Deuxièmement, on n’achète pas sa montre d’occasion à l’aveuglette ! Bien au contraire, on se munit d’une loupe spéciale et on examine la montre sur toutes ses coutures, en passant du général au particulier. Si le garde-temps vous semble en bon état, passez à son analyse pièce par pièce, en commençant par les aiguilles, qui ne doivent présenter aucun défaut de forme (torsion, déviation de leur axe…) Assurez-vous que le boîtier n’est pas rayé (ou, s’il l’est, dans le cas d’une montre très ancienne, que les rayures ne compromettent pas la lecture de l’heure ni l’esthétique de la montre). Si un bracelet abîmé peut être facilement remplacé, il ne jouera pas en faveur de son propriétaire, dénonçant un manque d’entretien certain et rendant votre examen encore plus pointilleux. Si vous êtes convaincu par l’aspect extérieur de la montre, commencez à tester son bon fonctionnement, en manipulant le remontoir et les commandes de réglage de la date. Avec l’autorisation du vendeur, terminez par l’ouverture du boîtier, susceptible de vous révéler des brisures ou défauts invisibles en surface, comme un mécanisme rouillé, des pièces en mauvais état, encrassées ou même cassées.

 

Les modalités d’achat

De même que vous n’auriez jamais accepté d’acheter une montre dépourvue de papiers d’identité, vous refuserez de conclure un accord de vente sans certificat à la clé. Ce dernier doit être daté et signé par les deux parties et, surtout, reporter toutes les informations nécessaires relatives au vendeur : son nom complet, sa date de naissance, son adresse et le numéro de son passeport ou de sa carte d’identité. Vous n’oublierez pas également de dresser un portrait complet de la montre faisant objet de l’accord, ainsi que d’indiquer le moyen de paiement utilisé (si vous réglez par chèque, spécifiez le numéro de ce dernier). Si, d’aventure et malgré toutes vos précautions, la montre que vous avez achetée d’occasion s’avérait un objet volé, ce document serait non seulement en mesure de prouver que vous êtes entré en sa possession le plus légitimement du monde, mais aussi, en l’occurrence, de remonter jusqu’à la personne qui vous l’a vendue.