Dior VIII : les collections Montaigne et Grand Bal



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Boutique Dior à Paris, 30 avennue Montaigne

 

Le 8 octobre 1946, Christian Dior, alors styliste chez Lucien Lelong, ouvre les portes de sa maison de couture… dans le VIIIe arrondissement de Paris. Cette répétition du chiffre huit au cœur de l’événement majeur de sa vie de créateur incite Dior à le considérer comme son porte-bonheur personnel. Plus d’un demi-siècle plus tard, en 2011, la collection Dior VIII rend hommage à ce grand homme de la mode à travers deux modèles de montres : Dior VIII Montaigne et Dior VIII Grand Bal, des garde-temps qui sont aussi hors du temps, réinterprétant avec délicatesse le style légendaire de la maison.

 

La collection Dior VIII Montaigne

En langage Dior, donc, le nom de Montaigne ne renvoie pas seulement au célèbre philosophe et penseur humaniste du XVIe, mais aussi et surtout à l’une des principales avenues de Paris, l’un des hauts lieux de la haute-couture de la capitale, inauguré par Christian Dior lui-même au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. La collection Dior VIII Montaigne se rattache donc directement aux débuts d’un couturier de génie et d’une adresse qui brillera, très vite, de tous ses feux dans le monde du luxe et de la mode. A la fois nostalgiques et modernes, féminines et structurées, éblouissantes et élégantes, les montres de la collection Montaigne se situent, ainsi, dans la tradition ininterrompue d’un style unique au monde. Avec leur robe gris acier illuminée, çà et là, par des touches d’or rose, deux couleurs de prédilection du grand couturier, et leur design raffiné, elles se déclinent en quatorze modèles, dont certains, pour la première fois chez Dior, réalisés totalement en acier. Avec leurs boîtiers de 25 à 36 millimètres de diamètre ornés, ou non, d’une bague de nacre blanche, existant en version monochrome ou bicolore (cadran rose sur fond d’acier, subtils camaïeux de blanc et de gris…), elles se caractérisent par l’emblème à la fois de la collection et de la maison, un ‘VIII’ gravé en chiffres romains à 8 heures.

 

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Dior VIII Montaigne

De l’avenue Montaigne aux bals d’après-guerre

Où avait-on le plus de chances de rencontrer Christian Dior à la fin des années 40, au plus fort du succès de sa maison de couture ? Dans les bals, bien sûr, ces fêtes pleines de faste et d’extravagance organisées par la haute société parisienne, qui battirent leur plein au lendemain de la guerre, après six années de restrictions et d’austérité. Dior, lui, participe à ces explosions de luxe et de liesse d’une double façon : en s’y rendant, bien sûr, par le truchement de son ami Cocteau, mais aussi en habillant des invitées parmi les plus élégantes de la jet-set internationale. La princesse Margaret, notamment, fête ses vingt ans en Dior… Le bal costumé organisé à Venise par Carlos de Beistegui, dont les costumes sont dessinés par Christian Dior et Salvador et Gala Dali, reste, pour le couturier, un événement mémorable. Trente ans plus tard, à partir de 1985 et alors que son fondateur a disparu, la maison Dior fête la continuation de ses créations en donnant, pour lancer de nouveaux parfums, de grands bals dans la plus pure tradition des fifties. En 2011, la collection Dior VIII Grand Bal est la quintessence de ces années en même temps qu’un hommage à un génie de la fête et de l’élégance.

 

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Dior VIII Grand Bal

La collection Dior VIII Grand Bal

Avec leur calibre inversé, les montres de la collection Grand Bal se jouent du temps, pied-de-nez à toutes les Cendrillon pour qui le coup de minuit sonne le glas de la fête ! Avec une montre Grand Bal, au contraire, la fête, symbolisée par le design du mouvement automatique, qui rappelle une robe de bal en train de tournoyer, mais aussi par les diamants, le jade, l’opale ou encore les plumes parant la masse oscillante, est éternelle. Véritables invitations à la danse et à la légèreté, ces modèles s’enrichissent, à partir de 2013, de différentes complications. Parmi les 26 modèles de la collection, des pièces de toute beauté, où le chatoiement des couleurs diffusé par des pierres précieuses comme des saphirs, des améthystes ou des grenats se reflète dans le nacre ou les turquoises des cadrans. Certaines éditions sont limitées, comme la Plissé Soleil au mouvement inversé 11 ½ et aux délicats motifs de marqueterie en nacre ourlée d’or, évoquant les plis d’une robe d’or et d’argent, ou la Dior VIII, montre hommage par excellence au « chiffre fétiche », incrustée de plumes et de diamants à la manière des tiares de certaines impératrices. Les Dior VIII Grand Bal Pièce Unique, deux collections – l’une de 33mm et l’autre de 38 – composées de cinq pièces, jouent, en ce qui concerne la première, avec les formes de pierres semi-précieuses comme les agates, la malachite, la chrysoprase et, pour la deuxième, avec le brillant des pierres précieuses comme les diamants et les saphirs. Mouvement, couleur et féminité, les montres de la collection Grand Bal nous entraînent dans un tournoiement à l’infini.