La nouvelle tendance : des montres qui viennent d’autres planètes



montre lune

La nouvelle tendance des virtuoses de l’horlogerie ? Les montres fabriquées à l’aide de morceaux de lune et, pourquoi pas, d’astéroïdes. Plutôt que de marcher sur la lune, autrement dit, on préfère la porter carrément à son poignet ! Histoire de transporter un peu de l’univers avec soi, ou tout simplement de faire preuve d’originalité. Quelques mots à propos de ces montres d’exception, encore mal connues mais qui pourraient bien remplacer la robe couleur du temps de Peau d’Ane dans l’imaginaire collectif…

Les montres à la conquête de l’espace

antoine-preziuso-power-inside-unlimited-1Depuis quelques années, on assiste à un véritable assaut de pierres extra-terrestres de la part des horlogers. A croire que ces fragments venus d’ailleurs seront les rivaux de demain du diamant, traditionnellement utilisé pour orner les montres de luxe. Oui, mais le diamant naît des entrailles de la Terre, et manque peut-être un peu d’exotisme par rapport à des matériaux provenant de planètes, pour certaines, encore inexplorées… Corum le premier, puis Antoine Preziuso ont donné le ton dans les années quatre-vingt dix. La lune n’est pas la seule à être convoitée : les fragments en provenance des planètes du système solaire sont également très prisées, comme Mars ou Mercure. La Pierre de Rosette, par exemple, est la météorite la plus ancienne qu’on ait retrouvée sur la Terre, et pourrait provenir de Mercure. Opération marketing ou véritable innovation esthétique, cette conquête de l’espace a vraiment de quoi éveiller la curiosité !

L’espace, le nouveau must pour des montres d’exception

Contrairement aux montres-bijoux traditionnelles composées d’or et de diamants, qui misent sur la fascination séculaire qu’on éprouve pour les pierres précieuses – sans compter leur valeur commerciale – ces matériaux venus d’ailleurs jouent avant tout sur leur exotisme. Posséder un diamant, certes, c’est avoir une fortune entre les mains. Mais un fragment d’astéroïde, qui a dû parcourir des millions d’années-lumière pour parvenir jusqu’à nous, et qui provient de contrées inexplorées par l’homme, a-t-il vraiment un prix ? N’est-il pas plus excitant de transporter un peu de la Voie Lactée à son poignet, plutôt qu’une pierre extraite, tout bêtement, d’une mine de diamants ? Après tout, l’espace aussi bien que le temps constitue un univers mystérieux, en partie incompréhensible, qui est loin d’avoir fini de révéler ses secrets. Et quand ces deux dimensions sont réunies en un seul objet, comme une montre, on peut être sûr d’avoir entre les mains une pièce aussi rare que fascinante.

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Quelques montres venues d’ailleurs

speedmaster_professional_apollo_soyuz_limited_edition_(m6H0)Alors, ces montres extra-terrestres, quelles sont-elles ? L’une des dernières-nées, la Meteoris de Louis Moinet se décline en quatre exemplaires qui ont tous un écran taillé dans une météorite différente : Mars pour l’un, Itqiy pour le deuxième, la Pierre de Rosette pour le troisième et un fragment de lune pour la quatrième. L’espace semble former également une source d’inspiration importante pour Romain Jérôme : ce dernier, non content d’avoir créé une montre futuriste intersidérale, dont le design ne manque pas d’évoquer les odyssées dans l’espace chères à la science-fiction, a également inventé un délicat alliage d’argent et de poussière lunaire pour la fabrication de ses œuvres. De même, après sa célèbre Constellation au design étoilé, évoquant les profondeurs du cosmos, Omega continue à filer la métaphore de l’espace avec son chronographe Speedmaster Professional Apollo-Soyuz 35th Anniversary, dont le cadran est taillé dans une météorite et qui célèbre, comme son nom l’indique, les 35 ans de la mission Apollo.

Notre avis…

Le résultat ? Dans l’ensemble, des montres plutôt sophistiquées, d’un design à la fois classique et raffiné, aux écrans travaillés avec soin. Des montres pour des esthètes exigeants, peut-on dire, qui ne veulent pas mettre n’importe quoi à leur poignet. Et ces fameuses pierres extra-terrestres ? Eh bien, à part en ce qui concerne la toute première-née, la Météorite de Corum, dont l’écran évoque, en effet, le sol de la Lune tel qu’on se le représente spontanément, on est un peu déçu. Chez les autres, l’origine particulière du matériau ne saute pas aux yeux. Il faut le savoir, a-t-on envie de dire. Mais bon, à partir du moment où on le sait, justement… rien que l’idée de contempler un fragment de la lune a son charme, et ne manque pas d’exercer une certaine fascination sur les pauvres terriens que nous sommes !